Règles de composition photographique

 

La composition photographique consiste en l’arrangement délibéré des éléments visuels d’une photographie. Le but est de choisir et de disposer ces éléments de façon harmonieuse de façon à communiquer des idées (la « signification d’un fait » pour Henri Cartier-Bresson et des impressions au spectateur ou au lecteur.

La composition est une part importante en dessin, et l’un des éléments majeurs en photographie.

Sur bien des points, la composition photographique s’inspire des règles de composition de la peinture occidentale.

Les facteurs sur lesquels joue la composition photographique sont :

  • l’espace sur l’image utilisée pour l’illustration,
  • la perspective, la disposition spatiale des objets sur l’image, la profondeur de champ, et tous les procédés qui donnent l’impression de profondeur sur une image bidimensionnelle,
  • la ligne ou direction suivie par les yeux lorsqu’on lit l’image,
  • le jeu sur les tons clairs ou sombres.
  • la ligne d’horizon, la profondeur de l’image .
  • les différents plans de l’image

Le photographe décide du point d’attention de son œuvre et compose son travail en fonction de celui-ci. Les yeux du lecteur devraient alors spontanément se diriger vers ces points d’attention. Par ailleurs, l’image peut constituer un tout harmonieux porteur de sens.

Concrètement, une photographie incorporera rarement un seul élément des règles de composition ; dans l’immense majorité des cas, c’est la mise à profit de plusieurs de ces règles qui concourent à un effet. Par ailleurs, comme dans tous les arts, une démarche peut se baser sur le jeu avec les limites des règles, voire leur rejet. Par exemple, l’une des règles de la photographie de nu est que l’on devrait éviter de montrer simultanément les organes génitaux et le visage du sujet ; le photographe américain Robert Mapplethorpe a basé une bonne partie de sa carrière sur le rejet de cette règle.

Règle des tiers

Elle consiste à placer les éléments clef de l’image sur les lignes qui séparent les tiers verticaux et horizontaux, voire sur les intersections entre ces lignes. Ce faisant, on dégage le sujet et les éléments importants (comme l’horizon) du centre de la photo. Ceci évite de « couper » les photos, ce qui donne une impression statique et banale ; une photographie composée selon la règle des tiers est supposée plus dynamique et donne plus d’espace au regard pour vagabonder.

Champ de vision

La façon la plus évidente d’éviter la présence d’éléments distrayants indésirables dans une photographie consiste à les couper, c’est-à-dire à cadrer la photographie de façon qu’ils se trouvent hors du champ. Dans cette idée, il faudra donc se déplacer autour de l’objet jusqu’à obtenir une vue adéquate. Ceci peut impliquer d’ajuster la longueur focale de l’objectif, ou de recadrer la photographie en post-traitement.

Profondeur de champ

En variant la profondeur de champ, il est possible de souligner un sujet net sur un arrière-plan flou. Une autre façon de faire consiste à tirer parti de la loi de Scheimpflug pour changer le plan focal.

Symétrie

La « règle de l’impair » suggère qu’un nombre impair d’objets donne une impression plus dynamique qu’un nombre pair. Aussi une photo avec plus d’un sujet devrait comporter au moins trois sujets dans la mesure du possible.

Un corollaire de cette règle est qu’il est agréable de voir des sujets arrangés sur un triangle

 

Point de vue

Le point de vue de l’objectif a une très forte influence sur l’impression rendue par une image : non seulement cela permet de choisir le fond, mais cela modifie profondément la lecture.

Par exemple un enfant photographié de la hauteur d’un adulte aura l’air « diminué » ; en prenant la photographie à la hauteur de ses yeux, on traite le sujet en égal ; en prenant la photo en contre-plongée, on lui confère une aura de domination.

On peut également accentuer le sujet en lui faisant entièrement remplir l’image. Les gens ont tendance à imaginer les choses plus grandes qu’elles ne sont ; en remplissant complètement l’image, on enlève toute distraction et toute comparaison possible avec l’arrière-plan.

Lignes

Lignes fuyant vers les coins

Si l’image est amenée à avoir des lignes fortes, on peut la rendre dynamique en faisant fuir ces lignes vers un coin. C’est encore une façon d’éviter la ligne centrale qui coupe l’image et la rend statique.

Lignes en S

L’œil est spontanément attiré par les lignes en S. C’est une forme que l’on retrouve souvent avec les cours d’eau, les routes, ou les silhouettes humaines

Mouvement et regards

Les mouvements et les regards forment des lignes implicites sur une photographie. Il est de bonne pratique de laisser de l’espace sur l’image à ces lignes pour laisser le sujet « respirer ». Par exemple une photographie d’un avion en vol devrait idéalement laisser plus d’espace devant l’avion que derrière, de façon à suggérer le trajet vers l’espace vide

Répétitions

On peut composer des images d’objets répétitifs, de façon à offrir à l’œil une multitude de détails. C’est la façon de composer des mosaïques, des patchworks ou des puzzles.

L’impression de profondeur, qui n’exclut pas la perception d’irrégularités dans la surface, tient à deux faits : primo, les objets apparaissent de plus en plus petits au fur et à mesure de l’éloignement et secundo, le cerveau « comprend » que leurs dimensions sont réparties de façon homogène dans toute la zone photographiée.

Cadres

A contrario des lignes qui lancent le regard vers l’extérieur, un élément graphique qui entoure le sujet comme un cadre concentre le regard vers la zone significative de la photo

 


source de cet article: Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Composition photographique de Wikipédia en français (auteurs)



Importance du cadrage en photo

 

 

 



Comment recadrer ses photos ?